Le temps passe vite. C'est vrai que ça fait depuis septembre que je n'ai pas mis mon blog à jour. Il y a des gens qui me réclament, c'est trop chou... Merci à vous, ô fidèles lecteurs. Je vais vous expliquer mon inactivité : je n'ai toujours pas Internet à la maison, on y réfléchit quand même mais sans trop se presser... Il s'agirait de voir si on peut avoir un peu plus que le débit à 512 qu'on nous avait proposé avant qu'on n'emménage (il y a eu de gros travaux depuis, dans le patelin, peut-être que la commune est à présent équipée en "un peu plus haut" débit). Pour l'instant je n'ai donc le Net qu'au boulot, comme depuis un bon bout de temps, et au boulot je n'ai plus beaucoup de temps... Une de mes collègues va bientôt partir et je suis censée reprendre son poste, en plus du mien. Comme je suis prévenante (lol), je tente de préparer la transition, avec ma collègue, histoire qu'elle me brief au maximum (bah oui, elle a de longues années d'expérience derrière elle, ce n'est pas évident de digérer tout son savoir en l'espace de quelques mois). Bref, beaucoup de travail... et sans qu'une augmentation de salaire ait été mentionnée...
D'ailleurs, en parlant de boulot... je sature un peu. Je suis trop éparpillée sur trop de choses, on me sollicite à tout bout de champs (parfois... et même souvent... pour des broutilles, je vais y revenir), ce qui fait que lorsque je peux enfin revenir à ce que j'étais en train de faire, je me rends compte que j'ai perdu le fil. Vous savez, des dossiers du genre, préparer un bilan, où il faut compter des indicateurs quasiment manuellement... j'adooore être dérangée lorsque je fais ce genre de truc...
Certains de mes collègues me poussent à bout, aussi. On a tendance à me prendre pour une dépanneuse "informatique" (pour tout ce qui est bureautique, quoi). Oui, c'est vrai que j'ai souvent des dossiers, bilans, études pré-opérationnelles et autres, à taper sous Word 2007, et que de ce fait, je maîtrise pas trop mal cet outil... mais bon Dieu de merde, si je le maîtrise à peu près, c'est bien parce que je me suis enquiquinée à chercher, toute seule, comment ça marche. Il y en a certains qui devraient en faire de même, au lieu de me sonner à tout bout de champs parce qu'ils ne savent pas (par exemple) comment créer un en-tête... Mon poste, c'est "chargée d'études", pas "assistante bureautique" ! Merde quoi ! Et vraiment, le comble du pas de bol pour moi, c'est que je bosse en open-space : on peut donc VRAIMENT venir m'emmerder sans arrêt.
Je craque. Ma direction me reproche d'arriver en retard le matin. Oui, c'est vrai que j'arrive presque systématiquement avec une demi-heure, voire une heure, de retard. Mais sachant que je mange au bureau, devant mon ordi, entre midi, continuant à bosser, et que le soir, s'il y a encore du boulot, il m'arrive bien souvent de rester après 18h... Mais il paraît que je montre "le mauvais exemple", et que certains de mes collègues incompétents sont perturbés par la façon dont j'arrange mes horaires. Il y en a un qui se permet d'arriver très fréquemment en retard, et pas qu'un peu, à ses rendez-vous extérieurs (euh, au passage, moi quand j'ai des réunions avec des partenaires extérieurs, je suis ponctuelle), sachant qu'il ne bosse pas sur 5 jours comme moi, mais sur 4 jours (il devrait donc théoriquement faire des journées plus longues que les miennes), et qu'en plus, ce n'est même pas lui qui gère son carnet de rendez-vous, il n'en est pas capable : la secrétaire est réquisitionnée pour prendre les RV de Môôôssieur à sa place, et pour les lui rappeler... bref, sachant tout cela, j'estime qu'il y a comme une odeur d'incompétence qui flotte sur notre bureau, et que OUI je ne suis pas très ponctuelle quand il s'agit de venir bosser sur mon ordi, mais que moi, au moins, je sais faire mon boulot correctement et de façon autonome sans emmerder tout le monde...
Je m'intéresse à mon boulot, moi, je tente d'en savoir plus, je me tiens au courant des formations qui pourraient m'être utiles, d'ailleurs j'ai insisté pour en faire une, là, j'en reviens (j'ai passé trois jours à Paris la semaine dernière pour avoir quelques notions de fiscalité pour les propriétaires-bailleurs). Je m'embête à taper des comptes-rendus qui, je le sais, peuvent être utiles à mes collègues, j'essaye de transmettre les infos (ah, implicitement je suis aussi "chargée de communication interne"), de faire le point lorsqu'il y a des actualités importantes pour notre structure... et cet imbécile de collègue, là, me rigole en pleine figure. Il se fout de ma gueule, quoi, ouvertement ! Y compris lorsque j'essaye de lui expliquer des choses dont il doit absolument être informé dans le cadre de son activité... Il ricane, persuadé que je n'oserai pas lui voler dans les plumes (il a déjà été plusieurs fois pleurnicher à la direction, pour se plaindre de ses vilains collègues, et nous nous sommes fait taper sur les doigts), mais ouvertement quoi ! Il ne fait évidemment pas sa part de travail, mais après, quelques temps après quoi, lorsqu'on se rend compte qu'il y a du retard et qu'on n'a pas anticipé sur certains points... Môôôôssieur prétend qu'on ne lui a rien dit, qu'il n'était pas au courant. J'en suis au stade où je préfère faire passer les infos par mail, au moins comme ça je suis sûre d'avoir une preuve. Encore faudrait-il que Môôôssieur consulte sa boîte, pas évident, car bientôt un an qu'il est ici et il ne connaît toujours pas sa propre adresse pro...
Ouf, ça, c'est dit. Je comprends maintenant ce que veut dire "stress au boulot", la boule au ventre tous les matins, les digestions difficiles (ça va faire deux mois que ça dure chez moi, je vous épargne les détails, je ne vous direz pas pourquoi je cours aux chiottes dix fois par jour...), le gros craquage de nerfs déprimant du dimanche soir... Surtout qu'en plus de ça, j'ai des soucis perso, des problèmes de santé surtout.
Le Modiodal (le médicament que je prends pour mes problèmes d'hypersomnolence et autres symptômes) est plutôt efficace maintenant que j'ai doublé les doses. Je n'ai plus trop d'hypersomnolence, à part dans des situations vraiment très inhabituelles, qui engendrent un stress plus important que d'habitude : je réagis (ou plutôt, mon cerveau réagit) à ces situations en m'endormant intempestivement. Symptôme de la narcolepsie... Mais globalement, ce n'est vraiment plus fréquent, je peux faire des journées de travail normales depuis que je prends ce médicament. Par contre, il est malheureusement sans effet sur mes problèmes de paralysies du sommeil et d'hallucinations. Les paralysies notamment, sont gênantes, c'est surtout à cause d'elles que je suis toujours en retard, le matin, au boulot : au réveil, mes muscles sont relâchés et je n'arrive pas à bouger (comme si mon cerveau disait à mon corps qu'il est encore en sommeil paradoxal).
J'ai passé des tests à Créteil, sur deux jours (j'avais plein de capteurs partout, super pratique pour dormir... rien à faire, ils ont beau nous mettre dans une chambre plongée dans le noir, on ne se sent quand même pas dans des conditions "classiques"), en octobre, et j'ai RV avec un de leur médecins spécialistes mi-décembre : nous verrons alors l'interprétation des tests, et surtout, s'ils révèlent que je suis narcoleptique, ou s'il faut chercher une autre explication. J'espère que si les tests n'auront rien donné, je pourrai au moins continuer à me faire prescrire du Modiodal (médicament très cher, presque 100 ¤ la boîte de 30 comprimés... remboursés par la Sécu et ma mutuelle... et prescris uniquement dans un cadre hospitalier, par un spécialiste du sommeil, neurologue ou pneumologue), car j'apprécie grandement de ne plus piquer du nez à tout bout de champs.
Je ne suis quand même pas en pleine forme : sachez que la modafinil (molécule active dans le médicament que je prend) est en quelque sorte une "cousine" des joyeuses substances amphétaminiques. J'en prend 4 par jour : une personne "normale", qui en prendrait une, serait déjà bonne pour une sacrée insomnie. Moi, cela me suffit tout juste à faire ma journée de boulot. En rentrant à la maison, le soir, si je m'écoutais, je pourrai m'endormir illico. Je lutte contre ça car je tiens à avoir une petite vie perso, quand même... D'autant plus que je ne vis pas seule, et que pour le bien-être de ma vie de couple, il est nécessaire que je fasse taire mes soucis de santé. Mon copain m'a d'ailleurs reproché d'être un peu hypocondriaque... c'est vrai que je me plains beaucoup de mon corps. Je déteste cette impression d'avoir des "trucs qui clochent", des ratés dans la mécanique qui me gênent réellement dans ma vie quotidienne. Mais je dois aussi tenir compte de mon état psychique. Depuis quelques temps (ça remonte à avant mon déménagement dans l'Yonne) il y a en moi une sorte de dépression sous-jacente, qui commence à se manifester explicitement. Ce n'est pas pour rien que je suis suivie par une psy.
Tenez, rien que cet article : lamentations, grogne et plaintes. Ben oui, mais il faut bien que je me défoule, je me l'interdis trop au quotidien. Sachez cependant que cela ne va pas encore si mal, j'essaye de me prendre en main, de prendre sur moi, au maximum.



