Je me rends compte que j'y ai été un peu fort, dans mon article précédent.
En Moselle, j'ai encore quelques amis, qui me réservent toujours un accueil chaleureux et plein de bonne humeur lorsque je les voie. Il y a
Céline qui va bientôt revenir vivre en Moselle... je ne connais pas encore tous les détails mais j'espère qu'elle m'expliquera tout ça bientôt et de visu
;-) Il y a
Marie-Pierre et Steven, deux amis de longue date (et qui m'ont bien montré que notre amitié était intacte même si on se voit moins ces dernières années... ils m'ont tout simplement invité à leur mariage...). Il y a
Michaël et
Tiphaine, que je ne connais pourtant pas depuis si longtemps (j'ai connu Tiphaine par l'intermédiaire de Marie-Pierre, elles étaient un temps dans la même promo à la fac), ni aussi bien que mes anciens amis avec qui j'ai fait les 400 coups... et pourtant eux, ils ont régulièrement pour moi de ces petites attentions qui remontent le moral et qui sont, au final, bel et bien précieuses...
Il y a aussi
Raph, dont l'aventure mosellane a pris fin. Il habite loin maintenant... mais le contact n'est pas rompu pour autant... Raph, si tu me lis : tu sais que tu m'es cher, et que je tiens fraternellement à toi ! (et tant pis si certaines mauvaises langues anonymes trouveront encore des interprétations tordues à cette déclaration... je vous emmerde, bande d'anonymes ! anonymes dont évidemment je ne devine PAS DU TOUT l'identité !)
Il y a mes anciens collègues de fac... la bande des géographes, que j'ai déjà présenté en ces lieux-même. Le contact n'est pas vraiment maintenu (sauf avec mon cher petit Alex -choupineeeeeet !- que je n'ai pas revu depuis la fin des études, mais avec qui j'échange régulièrement de longs mails - racontage de vie). Mais... il en va ainsi, la fac étant par excellence un endroit de passage, un endroit où on croise et partage brièvement, puis on trace notre route... c'est la conclusion logique des années étudiantes, et le souvenir n'en reste pas moins sympathique.
Pour ma part, je dois énormément à mes copains/copines de promo. L'un d'entre eux a réellement, je crois, bouleversé le cours de ma vie. Je ne l'ai pas beaucoup connu : il n'est arrivé dans notre fac qu'en cinquième (et dernière) année, celle où nous n'avions cours que jusque janvier... la suite, c'est les stages, et en bon nomade qu'il était, il en a dégotté un dans une autre région. Quelques mois, donc. Ce n'est pas beaucoup pour prétendre connaître quelqu'un, et c'est encore moins pour prétendre pouvoir rester en contact (quoi que, je vais peut-être lui envoyer un mail pour lui dire coucou comme je le fais de temps en temps, surtout que cet été je pars, normalement, en vacances à Noirmoutier, c'est dans sa région d'origine). Mais en ces quelques mois, sûrement sans qu'il ne s'en rende compte, il m'a énormément apporté.
Son indépendance, sa façon cool de prendre la vie comme elle venait, son esprit vif et curieux, sa culture, son ouverture sur le monde... ont été une révélation pour moi. Je l'ai envié, moi qui ait été, pendant longtemps et jusqu'au moment de cette rencontre, exactement le contraire. Je me suis rendue compte que ma vie serait bien plus heureuse si je lui ressemblais. En fait, j'aspirais à tout cela, de façon inconsciente car je ne me donnais pas les moyens de m'exprimer. Et cette rencontre, cette courte relation amicale, fut comme un grand coup de pied dans la fourmilière. Il s'est passé quelque chose, un certain soir (le 8 décembre 2007, hé oui, j'ai la mémoire des dates qui comptent pour moi), quelque chose qui n'était sans doute pas si important, mais qui m'a fait basculé et qui a marqué de façon concrète mon cheminement... ce cheminement qui pourrait s'intituler "à la recherche de moi-même". J'avais perdu mon individualité, j'étais une coquille vide, et simplement par sa façon d'être, par sa belle personnalité, il m'a donné une renaissance. Ce que je lui dois, c'est trop énorme. Merde, les mots me manquent.
Oh que oui, je lui ai dit merci. Il n'a sans doute jamais vraiment compris pourquoi. Pas grave. Qu'il sache juste que parmi tous les gens qu'il a rencontré, parmi toutes les amitiés qu'il a pu lier au cours de ses baroudages, il a un jour croisé la route de quelqu'un pour qui il a été très important. Sans qu'il ne s'en rende compte peut-être, en tout cas de façon très désintéressée, il a été un formidable révélateur, un guide.
Et pourtant... ce n'était que quelques mois. Comme quoi. Il est de ces rencontres, brèves dans le temps, qui passent comme des étoiles filantes, qui s'en vont discrètement... et qui laissent un souvenir impérissable. Ces rencontres qui ne se transforment pas en une amitié approfondie, durable, car ce n'est pas le destin de toutes les rencontres... mais qui n'en sont pas moins importantes dans une vie. Je n'ai pas trop cherché à retenir cette étoile filante... mais... ô, comme son souvenir m'est cher, comme je me dis que le destin est bien fait ! Merci, toi.
Et puis... je pense à ces autres copains/copines de fac. Combien avaient, en eux, des richesses, des personnalités intéressantes à découvrir ? Beaucoup, je pense. Je pense à Perrine, qui a fait un tas de choses dingues durant ses études (par exemple, partir un semestre à Toronto au Canada, alors qu'elle ne parlait pas très bien anglais... quel cran !). Je pense à Adeline, une baroudeuse elle aussi. Je pense à mon petit Alex, avec qui je me sentais tellement à l'aise que j'en arrivais à penser qu'il me connaissait mieux que mon copain. Je pense à Isa, une personnalité forte et décalée, avec qui il est impossible de s'ennuyer. Je pense aux autres aussi.
Mais j'ai longtemps été trop fermée pour m'en rendre compte. Pour plaire à David, qui n'aimait pas que je vive indépendamment de lui, je n'ai cherché à les connaître que sur le tard. Je m'en veux.
Voilà un article où je parle de beaucoup de choses. Bon, on dira que c'est du racontage de vie. On peut y voir aussi un hommage à ces rencontres qui font que l'on avance...