Veinard.

Veinard.
Bon, voilà, Philippe est parti. Depuis lundi.

...

Mais non, bande de mauvaises langues, il ne m'a pas quitté, il est juste descendu dans les Cévennes pour bosser sur un festival (et accessoirement pour passer du bon temps, parce que n'oublions pas que Môôôssieur est prof de musique, et que Môôôssieur a donc les vacances scolaires... soit plus de deux mois l'été).

Ce qui m'ennuie, c'est que moi, j'ai posé mes congés pour la dernière semaine d'août et la première semaine de septembre. Je les avais posé là, parce qu'on avait prévu un séjour à Noirmoutier (là où on était l'été dernier), et qu'à cette période-là, il était sûr d'être dispo. Oui, ben non, finalement. Ses capacités de sondier lui valent d'être de plus en plus demandé sur divers concerts et festivals. On lui a, entre autre, récemment proposé un contrat... justement le dernier week-end d'août. Et le week-end d'avant (mon premier WE de congé donc), il sera encore sur un autre festival. Tant mieux, tant mieux, il se fait un nom et une expérience, c'est cool, c'est son objectif depuis bien longtemps, pour un peu je dirais que je suis fière de lui (sauf que je ne le dirai pas, c'est d'un cliché...). Bien avant que je ne fasse sa connaissance en fait, donc je ne vais pas trop râler pour une histoire de vacances annulées, hein. Hum, comment ça, auto-persuasion ?

Je me pose des questions. Je ne fais peut-être pas assez d'efforts, je ne suis peut-être pas assez ceci, ou trop cela. Mais légitimement, peut-il vraiment m'en vouloir, de ne pas être motivée par les mêmes choses que lui ? Des nanas qui suivent leur mec intermittent du spectacle, il y en a (et même qu'elles donnent un sacré coup de main). Je n'en fait pas partie, et je m'en veux pour ça, mais je ne peux pas faire semblant.

Et puis zut, quoi, j'ai ce problème de fatigue permanente, il serait temps que les gens comprennent (lui en particulier) à quel point cela peut être handicapant et à quel point j'en souffre. Oui je prends des médicaments depuis peu, pour éviter que je ne m'endorme à tout bout de champs. Mais ce ne sont pas des médicaments miracle. J'ai d'ailleurs commencé à augmenter les doses, comme le spécialiste me l'avait conseillé si je constatais que la dose minimale semblait peu efficace.

J'en ai marre, je ne me sens pas normale. J'ai l'impression que cette foutue fatigue me conditionne. Ainsi, en toile de fond, c'est bien ce problème que j'avais en tête alors que je cherchais des arguments pour ne pas suivre Philippe dans les Cévennes. Peut-être bien que si j'avais un dynamisme, une énergie normale, je serai au contraire emballée par ce genre de projet. Mais après de nombreuses années à traîner cette fatigue, ma motivation pour beaucoup de choses est bien amoindrie.

Euh, bref, lui il fait quoi avec sa nana-boulet ? Ben... s'il n'est pas content, il s'en trouvera une autre, va.

Photo : dommage, ils sont mignons, hein.

# Posté le jeudi 30 juillet 2009 12:20

Modifié le mardi 18 août 2009 10:19

Pour relativiser

Je me rends compte que j'y ai été un peu fort, dans mon article précédent.

En Moselle, j'ai encore quelques amis, qui me réservent toujours un accueil chaleureux et plein de bonne humeur lorsque je les voie. Il y a Céline qui va bientôt revenir vivre en Moselle... je ne connais pas encore tous les détails mais j'espère qu'elle m'expliquera tout ça bientôt et de visu ;-) Il y a Marie-Pierre et Steven, deux amis de longue date (et qui m'ont bien montré que notre amitié était intacte même si on se voit moins ces dernières années... ils m'ont tout simplement invité à leur mariage...). Il y a Michaël et Tiphaine, que je ne connais pourtant pas depuis si longtemps (j'ai connu Tiphaine par l'intermédiaire de Marie-Pierre, elles étaient un temps dans la même promo à la fac), ni aussi bien que mes anciens amis avec qui j'ai fait les 400 coups... et pourtant eux, ils ont régulièrement pour moi de ces petites attentions qui remontent le moral et qui sont, au final, bel et bien précieuses...

Il y a aussi Raph, dont l'aventure mosellane a pris fin. Il habite loin maintenant... mais le contact n'est pas rompu pour autant... Raph, si tu me lis : tu sais que tu m'es cher, et que je tiens fraternellement à toi ! (et tant pis si certaines mauvaises langues anonymes trouveront encore des interprétations tordues à cette déclaration... je vous emmerde, bande d'anonymes ! anonymes dont évidemment je ne devine PAS DU TOUT l'identité !)

Il y a mes anciens collègues de fac... la bande des géographes, que j'ai déjà présenté en ces lieux-même. Le contact n'est pas vraiment maintenu (sauf avec mon cher petit Alex -choupineeeeeet !- que je n'ai pas revu depuis la fin des études, mais avec qui j'échange régulièrement de longs mails - racontage de vie). Mais... il en va ainsi, la fac étant par excellence un endroit de passage, un endroit où on croise et partage brièvement, puis on trace notre route... c'est la conclusion logique des années étudiantes, et le souvenir n'en reste pas moins sympathique.

Pour ma part, je dois énormément à mes copains/copines de promo. L'un d'entre eux a réellement, je crois, bouleversé le cours de ma vie. Je ne l'ai pas beaucoup connu : il n'est arrivé dans notre fac qu'en cinquième (et dernière) année, celle où nous n'avions cours que jusque janvier... la suite, c'est les stages, et en bon nomade qu'il était, il en a dégotté un dans une autre région. Quelques mois, donc. Ce n'est pas beaucoup pour prétendre connaître quelqu'un, et c'est encore moins pour prétendre pouvoir rester en contact (quoi que, je vais peut-être lui envoyer un mail pour lui dire coucou comme je le fais de temps en temps, surtout que cet été je pars, normalement, en vacances à Noirmoutier, c'est dans sa région d'origine). Mais en ces quelques mois, sûrement sans qu'il ne s'en rende compte, il m'a énormément apporté.

Son indépendance, sa façon cool de prendre la vie comme elle venait, son esprit vif et curieux, sa culture, son ouverture sur le monde... ont été une révélation pour moi. Je l'ai envié, moi qui ait été, pendant longtemps et jusqu'au moment de cette rencontre, exactement le contraire. Je me suis rendue compte que ma vie serait bien plus heureuse si je lui ressemblais. En fait, j'aspirais à tout cela, de façon inconsciente car je ne me donnais pas les moyens de m'exprimer. Et cette rencontre, cette courte relation amicale, fut comme un grand coup de pied dans la fourmilière. Il s'est passé quelque chose, un certain soir (le 8 décembre 2007, hé oui, j'ai la mémoire des dates qui comptent pour moi), quelque chose qui n'était sans doute pas si important, mais qui m'a fait basculé et qui a marqué de façon concrète mon cheminement... ce cheminement qui pourrait s'intituler "à la recherche de moi-même". J'avais perdu mon individualité, j'étais une coquille vide, et simplement par sa façon d'être, par sa belle personnalité, il m'a donné une renaissance. Ce que je lui dois, c'est trop énorme. Merde, les mots me manquent.

Oh que oui, je lui ai dit merci. Il n'a sans doute jamais vraiment compris pourquoi. Pas grave. Qu'il sache juste que parmi tous les gens qu'il a rencontré, parmi toutes les amitiés qu'il a pu lier au cours de ses baroudages, il a un jour croisé la route de quelqu'un pour qui il a été très important. Sans qu'il ne s'en rende compte peut-être, en tout cas de façon très désintéressée, il a été un formidable révélateur, un guide.

Et pourtant... ce n'était que quelques mois. Comme quoi. Il est de ces rencontres, brèves dans le temps, qui passent comme des étoiles filantes, qui s'en vont discrètement... et qui laissent un souvenir impérissable. Ces rencontres qui ne se transforment pas en une amitié approfondie, durable, car ce n'est pas le destin de toutes les rencontres... mais qui n'en sont pas moins importantes dans une vie. Je n'ai pas trop cherché à retenir cette étoile filante... mais... ô, comme son souvenir m'est cher, comme je me dis que le destin est bien fait ! Merci, toi.

Et puis... je pense à ces autres copains/copines de fac. Combien avaient, en eux, des richesses, des personnalités intéressantes à découvrir ? Beaucoup, je pense. Je pense à Perrine, qui a fait un tas de choses dingues durant ses études (par exemple, partir un semestre à Toronto au Canada, alors qu'elle ne parlait pas très bien anglais... quel cran !). Je pense à Adeline, une baroudeuse elle aussi. Je pense à mon petit Alex, avec qui je me sentais tellement à l'aise que j'en arrivais à penser qu'il me connaissait mieux que mon copain. Je pense à Isa, une personnalité forte et décalée, avec qui il est impossible de s'ennuyer. Je pense aux autres aussi.

Mais j'ai longtemps été trop fermée pour m'en rendre compte. Pour plaire à David, qui n'aimait pas que je vive indépendamment de lui, je n'ai cherché à les connaître que sur le tard. Je m'en veux.

Voilà un article où je parle de beaucoup de choses. Bon, on dira que c'est du racontage de vie. On peut y voir aussi un hommage à ces rencontres qui font que l'on avance...

# Posté le mardi 21 juillet 2009 10:33

25 juillet - Soirée "Eternal Legend Sounds" au 412

Normalement je remonte en Moselle le WE qui vient, pour la soirée Metal du mois de juillet.

Ces soirées sont devenues la seule raison pour laquelle je me déplace encore (hormis, évidemment, le fait de voir mes parents et ma soeur).

Les amis que j'ai laissé en Moselle ?

J'ai envie de répondre... quels amis ? Aux yeux de David je suis morte : il m'a proprement tué et enterré (j'ai vraiment été naïve de croire à ses promesses de grande amitié, ses "je serai toujours là pour toi" etc... jouez violons, sonnez trompettes).

La bande de Sarganatas m'a tourné le dos.

Une certaine D., que j'aimais pourtant beaucoup à une époque, s'est mis en tête que j'étais une de ses ennemies, simplement parce j'ai refusé d'être complice d'un de ses petits jeux de manipulation. Depuis, elle a craché des litres de venin à mon sujet, en inventant de sacrés conneries (entre autres, j'aurais couché avec son mari... enfin du temps où ils étaient mariés).

Une autre fille que je considérais comme une de mes meilleures amies m'évite depuis des lustres, je n'ai pas réussi ne serait-ce qu'à lui parler au téléphone. Alors que j'avais grandement besoin de mes copines, ces derniers mois. J'ai dû faire sans. Le pire, c'est que j'entends (pour le peu de contacts que j'ai encore en Moselle), qu'elle m'en veut énormément et qu'elle répand un paquet de saloperies à mon sujet. Je ne dis pas que je crois toutes les rumeurs. Mais vu la façon dont elle semble m'éviter, je me pose tout de même des questions. J'aimerais tellement l'avoir en face de moi, avoir une discussion franche... qu'au moins je sache...

Peut-être est-il déjà trop tard. Ma vision de l'amitié a du mal à englober ces silence radio qui durent, ces dos tournés alors que j'appelle à l'aide, cette désagréable impression d'omerta, et surtout, la pire, cette impression d'être prise pour une imbécile.

Vous savez quoi ? ça fait mal, de se dire qu'on n'existe plus.

J'en suis à un stade où je compte davantage aux yeux des gens que j'ai pu connaître dans l'Yonne (des amis de Philippe, que je ne connais pourtant que depuis... allez, un peu plus d'un an..., et qui me semblaient être d'un milieu différent du mien... trop peut-être... ben comme quoi !), qu'aux yeux de ces amis de longue date, que j'ai laissé, non sans douleur, en Moselle. Elle est où, ma place, là-dedans ? Rejetée de là où mes chaînes me relient, n'arrivant pas vraiment à m'épanouir là où je suis accueillie à bras ouverts.

J'ai bien dit : je vous ai laissé non sans douleur. Vous croyez que je n'ai pas souffert de toute cette merde ? Ne voyez-vous pas que la fange glauque qui stagne par là m'intoxique, moi aussi ? Vous imaginez-vous que je ne suis qu'une coquille vide, qui ne ressent rien, qui peut s'en prendre plein la gueule sans s'en rendre compte ? Hé, pour info... la nunuche qui sortait avec David et qui ne comprenait rien à rien... celle-là, elle est bien morte, et heureusement. Oh, ce n'est pas David qui s'en est chargé (sûrement pas ! c'est justement comme ça qu'il voulait que je sois ! et ce n'est pas pour rien qu'il a cessé de m'aimer à partir du moment où je me suis montrée plus lucide sur le sens de la vie...). C'est moi-même qui l'ait tué, et bon débarras. David s'est contenté de piétiner mes sentiments, de briser ce qui m'était cher, et, au final, de tuer jusqu'à mon souvenir.

Savez-vous dans quel état je peux être, surtout lorsque mes pensées m'entraînent vers vous tous ? Savez-vous que vous représentez, pour moi, des nuits d'insomnies, des litres de larmes, des réveils difficiles, au goût amer, dans des petits matins à la lumière sale ?

J'aimerais savoir... comprendre... J'aimerais leur dire, "je vous emmerde !", à tous ceux qui ont contribué à cette merde.

Edit : je n'ai pas le temps aujourd'hui d'en dire plus, mais le WE du 25 juillet, j'ai pu voir (enfin !) l'une des personnes concernées. Oh que ça soulage... Sab, sache que je me sens à présent beaucoup plus légère... Arg, je n'ai toujours pas répondu à ton commentaire, en fait je compte t'écrire un mail, mais les mots me manquent... En tout cas, tu es, et tu restes, "ma belle", j'ai une immense affection pour toi. Tu le sais hein ?





Heu, oui. Sinon.

Donc le 25 juillet (samedi qui arrive), il y a une soirée Eternal Legend Sounds au 412 (à Marange-Silvange). J'y serai. Bouger comme une folle sur une musique que j'aime me fait du bien. J'y serai très certainement seule, comme d'habitude. Je me dis que je n'ai même pas envie de courir après les potes (surtout après les copines) mosellans comme je le fais d'habitude, pour qu'au moins ils soient prévenus qu'il y a une soirée (et, bonne poire, je propose toujours en plus de faire le taxi). Ils ne se donnent même pas la peine de décrocher leur foutu téléphone, ni de répondre par ne serait-ce que par un petit SMS.

Très bien. Vous voulez faire comme si j'étais morte.

Le 412 est un endroit où je peux montrer que je suis vivante... Vivante à mes yeux, vivante dans l'énergie que je peux déployer sur une piste de danse, vivante même si murée dans ma solitude, et ça, c'est déjà pas mal.
25 juillet - Soirée "Eternal Legend Sounds" au 412

# Posté le lundi 20 juillet 2009 12:34

Modifié le mardi 04 août 2009 12:17

(Zabylon - 13 juillet) Demande conseils photos, help !

(Zabylon - 13 juillet) Demande conseils photos, help !
Et une dernière photo.

Bon, je vais vous expliquer mon problème avec les photos en concerts. Les miennes sont presque systématiquement ratées.

En fait, je refuse absolument d'utiliser le flash : d'une part pendant certains concerts, ça ferait vraiment déplacé (par exemple un spectacle de chant lyrique dans une église...), et d'autre part, parce que les couleurs, avec le flash, sont HORRIBLES. Surtout que ça gâche vraiment les effets de lumière lorsqu'il y en a (comme pour ce concert dont je viens de vous montrer quelques photos).

Donc je ne mets pas de flash. Mais du coup les photos sont floues... en effet, sans flash, en mode "débutant", l'obturation est automatiquement plus lente (pour capter un maximum de lumière). J'ai essayé des modes plus aboutis, en variant l'ISO. Mais même en ISO bas, les photos seront quand même floues. J'ai aussi essayé le mode "priorité vitesse" (à obturation rapide), là les photos étaient un peu plus nettes mais extrêmement sombres, tellement en fait, que même après retouche sur ordinateur, elles l'étaient encore beaucoup trop. De toute façon, quand je pousse trop la luminosité lors de la retouche, ça pixellise.

D'ailleurs autre problème, même sans retouche, toutes mes photos prises lorsqu'il fait un peu sombre pixellisent (et ce même si je ne zoome pas beaucoup), comme vous pouvez le voir.

En bref je ne sais pas comment faire pour avoir des photos plus "propres". Donc si un connaisseur ou un amateur éclairé passe par là... ses conseils seront chaudement accueillis ! J'ai déjà essayé les forums spécialisés, mais je n'y comprends rien.

Ah, pour info, mon appareil est un bridge Panasonic, modèle DMC-FZ8.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 09:42

Zabylon - 13 juillet

Zabylon - 13 juillet
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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 09:27